Âgé de 68 ans, le chef spirituel des Tibétains vit en exil en Inde depuis 1959, après s'être enfui de son pays, occupé par la Chine depuis 1951. Son objectif : reprendre le pouvoir afin de redonner à son peuple paix et liberté... Que voilà donc une magnifique histoire, comme la bourgeoisie sait si bien en créer! La technique est simple : il suffit de ne ressortir qu'une partie des faits et d'en inventer d'autres. On obtient alors un joli combat entre les forces du Bien (le dalaï-lama et l'ensemble du peuple du Tibet) et celles du Mal (les méchantEs communistes avec Mao en tête).
Histoire du bouddhisme et du lamaïsme au Tibet
Les défenseurs du lamaïsme tibétain décrivent cette religion comme étant au cœur même de la culture du pays. En fait, le bouddhisme a été introduit au Tibet en même temps que le féodalisme. En effet, autour de l'an 650, le premier roi tibétain, Srong-btsan-sgam-po, était marié à des princesses du Tibet, mais aussi de la Chine. Celles-ci y ont introduit les croyances bouddhistes qui se sont mêlées aux vieilles croyances animistes afin de créer une nouvelle religion : le lamaïsme.
Durant le siècle qui a suivi, cette religion a été imposée au peuple par la force. Pour y parvenir, le roi Trisong Detsen avait décrété que :
- celui ou celle qui pointait un moine du doigt devait avoir le doigt coupé,
- celui ou celle qui parlait en mal des moines ou du lamaïsme devait avoir les lèvres coupées,
- celui ou celle qui regardait un moine de travers devait avoir les yeux enlevés.
- Bonjour la non-violence!
XIIIe siècle.
Dans ses récits, le journaliste soviétique a raconté par exemple, le sort fatidique de trois esclaves fugitifs punis avec une énorme charge de bois de trois trous Dans leurs têtes.
Le macabre arrivait avec la mort de l’un des punis, puisque les deux inculpés restants devaient porter le cadavre de leur camarade pendant quelques jours jusqu’à ce qu’arrivât le fonctionnaire de rang déterminé avec la clef pour ouvrir le cadenas unique qui fermait le joug.
De plus, par les rues de la Lhasa, la capitale du Tibet on voyait beaucoup de personnes a qui ont avait coupées le nez, les oreilles ou une main comme châtiment pour des délits et ce conformément aux lois qui régnaient seulement dans l’autonomie et sans validité dans le reste de Chine.
Alors, le Tibet était une région où vivaient 850.000 vassaux ou esclaves et 130.000 moines libres au service des vases.
Et que pouvait-il penser de cela, Dalai Lama, leader d’une doctrine religieuse qui reconnaissait la richesse féodale et l’infériorité du paysan misérable, du moine inférieur, de l’esclave et finalement de la femme ?
Le très vieux fond social esclavagiste des tribus Bote, l'héritage familiale des 33 Rois pré-bouddhiques, près de neuf siècles selon la tradition (1), l'avènement du dharma indien au Tibet (2), et la quasi disparition de l'idéal de gratuité et d'égalité Shakyamunien (3), ont fusionné sous l'apparence d'un fait religieux coercitif institutionnalisé.
"Le travail gratuit sans rachat d'aucune dette, le servage sans l'espoir d'aucun droit, d'aucune liberté" .... Il s'agit de toute évidence d'une déviance/exploitation du dharma.
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L’Islam, ennemi principal du Bouddhisme tibétain
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Mohammed, homme de la tribu Kuraish, fera de même à la Mecque. Il ne réussira pas aisément. Les mecquois comme les rois pré-bouddhiques s'opposeront à la destruction des vieux rites et des vieux cultes.
- Puis, de 1400 à 1600, les monastères sont construits sur le territoire tibétain et consolident leur pouvoir. Le professeur Michael Parenti rappelle : « C'est d'ailleurs au début des années 1400 que l'empereur de Chine envoie son armée au Tibet afin de supporter le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui se donne lui-même le titre de dalaï (Océan) lama, maître de tout le Tibet. Il est donc assez ironique de constater que le premier dalaï-lama a été installé par l'armée chinoise. »
Des moines, modestement habillés, se regroupant afin de prier pour atteindre le nirvana, voilà l'image que l'on nous présente souvent du Tibet avant la prise du pouvoir par la Chine. Cette image est toutefois très incomplète. Dans les faits, les monastères étaient des lieux de pouvoir et de richesses, reposant sur l'exploitation des masses. Il faut bien, en effet, que quelqu'un travaille afin de subvenir aux besoins des moines. Ce quelqu'un, c'était le serf.
- La compagnie de Jésus rencontre le Bouddhisme tibétain
Ainsi, « le monastère de Drepung était l'un des plus importants propriétaires terriens de la planète avec 185 manoirs, 25 000 serfs, 300 lieux de pâturage et 16 000 gardiens de troupeaux ».
La majorité de la population subissait l'exploitation de l'aristocratie religieuse. En 1953, six ans seulement avant l'exil de l'actuel dalaï-lama,
« les serfs (environ 700 000 personnes sur une population totale estimée à 1 250 000) forment la majeure partie de la population ».
[3]Certaines personnes appartenaient même à une classe sociale inférieure aux serfs. Les esclaves représentaient 5% de la population. De plus, un grand nombre de moines étaient, en fait, des esclaves en robe (10% de la population).
Et tout ceci n'était rien en comparaison avec le sort réservé aux femmes. Le mot femme, en tibétain (
kiemen) signifie littéralement
naissance inférieure. Il était interdit aux femmes de lever le regard plus haut que la hauteur des genoux d'un homme lui faisant face, en signe de soumission!
Ceux-ci (56% de la population) étaient considérés comme des êtres inférieurs. Le simple fait de toucher à un maître pouvait signifier le fouet pour le serf fautif. Les maîtres étaient si distants des serfs que, sur la majeure partie du territoire tibétain, ces deux classes sociales parlaient une langue différente!
Avant l'exil du dalaï-lama, 626 personnes possédaient 93% des terres et des richesses et 70% des yaks (les bœufs du Tibet). De ces 626 personnes, 333 étaient à la tête de monastères. Pour parvenir à enrichir ce petit pourcentage de la population, les serfs devaient travailler de 16 à 18 heures par jour!
Le Dalaï-lama actuel, pour sa part, est présenté comme un saint homme pour qui les richesses matérielles ne sont pas importantes. Pourtant, légalement, c'est lui qui possédait le pays entier, incluant sa population. Avant son exil, sa famille contrôlait directement 27 manoirs, 36 pâturages, 6 170 serfs et 102 esclaves. Il se déplaçait sur un trône tiré par des douzaines d'esclaves, pendant que ses gardes du corps frappaient les gens à coups de bâtons afin de lui faire un passage!
Les superstitions transmises au peuple par le lamaïsme étaient nombreuses. Ainsi, lorsqu'une personne tombait malade, elle était tenue responsable de son état, puisqu'elle n'avait probablement pas été assez pieuse. Plus tard, les moines ont même dénoncé l'utilisation des antibiotiques ainsi que les campagnes de santé publiques organisées par les maoïstes.
Pour eux, la seule façon de guérir, c'était de prier davantage et de donner de l'argent ou des offrandes aux monastères.Alors que la famine régnait constamment sur tout le territoire (75% des familles devaient, à l'occasion, se contenter de manger l'herbe des pâturages afin de survivre), un tiers de la production de beurre, la principale source de protéines pour cette population, était brûlée quotidiennement en offrandes aux dieux.
De plus, la notion de karma avait un impact considérable sur le maintien de ce système d'oppression. En effet, selon cette croyance, quand quelqu'un meurt, son âme se voit accorder un nouveau corps. Cette nouvelle vie dépend de la qualité de l'ancienne vie. Ainsi, si une personne a été très pieuse durant son ancienne vie, elle pourra peut-être se réincarner en riche propriétaire d'esclaves. Par contre, quelqu'un qui n'a pas suivi les règles de vie exigée par le lamaïsme risque de renaître dans le corps d'un insecte ou d'une femme!
On le comprend assez vite, l'idée du karma et de la réincarnation encourage l'oppression et l'exploitation, au lieu de dénoncer les injustices. Après tout, si quelqu'un exploite un grand nombre de serfs et d'esclaves, c'est parce qu'il l'a mérité!
En fait, les connaissances étaient jalousement conservées dans les monastères. Pour la population, les moines préféraient inventer une multitude de légendes et de superstitions afin que les gens acceptent leur exploitation.
Avant 1959, les aristocrates possédaient 24 % des terres arables dans la région du Plateau central, les monastères 36,8 % et les anciens fonctionnaires gouvernementaux, 28,9 %. Les serfs autrefois divisés en trois catégories selon leurs possessions (Tralpa, Duchung et Nangsan) étaient la propriété exclusive de leurs seigneurs et de la famille du Dalaï-Lama. Les châtiments corporels (yeux crevés, doigts coupés, tendons de pieds arrachés), ventes, échanges et mises à mort arbitraires étaient alors monnaie courante.
En 1733, le VIIe Dalaï-Lama contrôlait 3.150 monastères soit 121.400 foyers !
Mais revenons à une époque plus récente. De vieux villageois de Saixim (District de Doilungdeqen à 50 km au Nord-Ouest de Lhassa) se souviennent parfaitement de 5 serfs battus à mort et de 11 onze autres blessés qui à l’époque “travaillaient” depuis 10 ans dans l’une des innombrables propriétés de l’actuel Dalaï-Lama. De même, à la fin des années 1940 alors que l’actuel Dalaï Lama s’apprêtait à célébrer avec faste son anniversaire, l’ancien gouvernement tibétain avait ordonné aux serfs de préparer des crânes, du sang, de la peau et des tripes humains dans le cadre d’une “cérémonie religieuse”.
L'intervention des maoïstes au Tibet de 1950 à 1959
C'est donc dans ce contexte où une vaste majorité de la population du Tibet était soumise à une exploitation honteuse, que la Chine décida d'agir. En 1949, les communistes prenaient le pouvoir en Chine. En 1950, l'Armée populaire de libération (APL) avance dans les terrains montagneux du sud-ouest de la Chine. À Chamdo, l'APL défait très facilement les forces armées envoyées par les classes dirigeantes du Tibet. Puis, l'APL s'arrête et envoie un message à Lhassa, la capitale tibétaine. La proposition peut se résumer ainsi : le Tibet serait rattaché à la république chinoise et les classes dominantes tibétaines pourraient continuer de gouverner, sous la direction du gouvernement central chinois. Les maoïstes n'aboliraient pas le régime féodal d'exploitation, à moins que le peuple soutienne de tels changements.
1950. Là encore, ses déclarations corroborent les souvenirs de nombreux anciens tibétains. Ce retraité de l’armée se souvient parfaitement que :
Les esclaves hurlaient et mendiaient. Certains avaient eu leurs jambes coupées par leurs propriétaires, d’autres avaient eu les yeux arrachés ou n’avaient plus de mains. En revanche, les propriétaires étaient vêtus d’habits luxueux, et certains montaient même sur le dos de leurs esclaves. Dans leurs maisons étaient entreposés des chaînes, des fouets et des couteaux.
Ce traité fut signé et, le 26 octobre 1951, l'APL marchait pacifiquement dans les rues de Lhassa.
En fait, Mao était décidé à mener la révolution au Tibet afin de protéger les frontières de la Chine de l'invasion ainsi que pour libérer les serfs tibétains de l'oppression.
Ainsi, malgré les rumeurs que les classes dominantes faisaient circuler parmi les masses (les camions de l'armée étaient censés fonctionner grâce au sang des enfants tués au Tibet...), les camps de l'APL devinrent rapidement de véritables aimants pour les esclaves, les serfs et les moines pauvres en fuite.
Au mois de mars 1959,
des moines armés, accompagnés de soldats tibétains, attaquent les forces armées révolutionnaires installées à Lhassa. Au même moment, les classes dominantes déclenchent un mouvement de révolte le long de la frontière avec l'Inde. Cependant, grâce à un appui important parmi les masses, les communistes sont parvenuEs à freiner cette révolte en quelques jours seulement.
C'est à ce moment que le Dalaï-lama s'est exilé en Inde. Les lamaïstes décrivent cette fuite comme un événement héroïque, presque mythique. On sait maintenant que cet exil avait été organisé par la CIA, qui souhaitait faire du dalaï-lama un symbole contre la révolution maoïste.
Le dalaï-lama a maintenant admis que son organisation recevait 1,7 millions de dollars par année afin d'armer et d'entraîner les forces armées contre-révolutionnaires. Le dalaï-lama lui-même recevait 186 000 $ par an de la CIA!
L'une des premières actions du nouveau gouvernement fut de soulager le lourd fardeau des serfs. Sous le dalaï-lama, ceux-ci devaient remettre 75% de leurs récoltes à leurs maîtres. Cette « taxe foncière » fut immédiatement réduite à 20%. De plus, toutes les dettes qu'avaient contractées les serfs furent effacées. Le travail forcé fut aboli et les esclaves libérés.
Privés des lourdes taxes foncières qu'ils prélevaient auparavant, les monastères commencèrent à dépérir. Environ la moitié des moines quittèrent alors pour aller travailler.
Ce groupe PATRIARCAL disparu en façade
Les révolutionnaires travaillèrent aussi à changer le statut réservé aux femmes. Le slogan qui fut utilisé (
« Hommes et femmes, nous sommes tous égales et égaux ») en dit long sur l'importance des changements en cours. La redistribution des terres favorisa d'ailleurs grandement la disparition de la polyandrie, puisque les femmes ne subissaient plus les mêmes pressions pour marier tous les frères d'une même famille.
« En 1961, des centaines de milliers d'acres appartenant légalement aux seigneurs et aux lamas ont été redistribués [...]
. Les pâturages, jusqu'alors propriété des nobles, ont été transformés en propriétés collectives pour les bergers pauvres. De nouvelles techniques en élevage et en agriculture furent introduites, ce qui augmenta grandement les rendements. »
On a souvent accusé les maoïstes d'avoir interdit la pratique religieuse au Tibet. Dans les faits, c'est l'exploitation des serfs et des esclaves par les autorités religieuses qui a été interdite. Pour la première fois depuis des siècles, les gens étaient libres de pratiquer ou de ne pas pratiquer le lamaïsme. C'est par milliers que les moines, forcés de vivre dans les monastères alors qu'ils n'étaient encore que des enfants, décidèrent librement de quitter cette vie pour retrouver leurs familles.
Évidemment, tous ces changements ne se sont pas faits sans violence. La lutte de classes était présente sur tout le territoire. Pour les masses, c'était toutefois la seule façon de conquérir le pouvoir et d'empêcher le retour de l'exploitation sauvage.
Pendant ce temps, les exiléEs vivaient une toute autre situation. 80% d'entre eux et elles se sont retrouvéEs en Inde. Le gouvernement indien ne souhaitait pas retrouver tous ces exiléEs tibétainEs concentréEs dans une même région. C'est pourquoi ils et elles furent disséminéEs dans une vingtaine de camps différents.Le dalaï-lama et son entourage ont alors trouvé une façon simple de déterminer dans quel camp chaque personne devait être envoyée. Les exiléEs les plus pauvres (serfs et esclaves) furent envoyéEs dans les camps du sud de l'Inde, où le taux de mortalité était très élevé à cause de la chaleur et de l'humidité auxquelles les TibétainEs n'étaient pas habituéEs. Les gens des classes dominantes ainsi que le dalaï-lama et son entourage demeurèrent dans les camps du nord, beaucoup plus confortables. De plus, à cette époque, l'Inde était elle aussi un pays semi-féodal et craignait la révolution maoïste qui se rapprochait de ses frontières. Le dalaï-lama prépara une entente avec le gouvernement Nehru : en échange de la possibilité pour les TibétainEs de s'installer dans les camps, plusieurs milliers d'exiléEs pauvres furent donnéEs au gouvernement indien afin de faire des travaux forcés. Ceux-ci et celles-ci ont été envoyéEs dans les montagnes afin de construire des routes en vue d'une intervention militaire contre la Chine.
En 1995, on évaluait que le nombre de TibétainEs travaillant encore dans ces camps militaires se situait entre 18 000 et 21 000. Leur salaire - 30 sous par jour - ne suffit même pas à acheter une quantité suffisante de nourriture. Quand ils et elles ne meurent pas de faim, ils et elles meurent épuiséEs par le travail! L'oppression que vivaient les femmes au Tibet a été rigoureusement maintenue dans les camps indiens. Ainsi, elles doivent obtenir la permission d'un homme pour sortir du camp, elles n'ont pas le droit de vote et elles passent en dernier quand vient le temps d'allouer des places dans les écoles.
Le Bouddhisme au service de la Guerre Froide
L’« Océan de Sagesse » ne doit pas servir à noyer le poisson de la mémoire et de l’histoire . . .
Le négationnisme n’est pas soluble dans les neiges éternelles. . . .
Le dalaï-lama met, depuis soixante ans, son point d’honneur à ne pas parler de la mission au Tibet confiée en 1938 à son précepteur par Hitler et Himmler, ni des motifs mystiques, racistes et stratégiques de cette mission. Le maître (spirituel) a eu ce maître (d’école). Il lui reste fidèle. Le Dalai-Lama s’est inscrit à la SA en 1933, à la prise de pouvoir par Hitler.
Passé à la SS, il est un favori du Reichsführer Heinrich Himmler. Quelques mois après, autre « première » : ses camarades SS et lui-même sont vainqueurs des synagogues brûlées et des familles juives terrorisées, sur tout le territoire de l’Allemagne, lors de ce qu’ils nomment par dérision « la nuit de Cristal », le 9 novembre 1938... Pendant que les Juifs passent à la nuit et au brouillard, Harrer est investi d’une mission par Hitler et Himmler en personnes : s’infiltrer au Tibet, en accord avec les ministres régents du dalaï-lama enfant, pour devenir précepteur de celui-ci. En pleine guerre d’agression contre la Chine japonaise, il s’agit de conquérir Lhassa comme nœud stratégique sur l’axe Berlin-Tokyo. .
La Grande révolution culturelle prolétarienne (1966-1976)
Pendant que le féodalisme reculait au Tibet, un nouveau combat s'amorçait, au cœur même de la Chine. Une partie importante des dirigeantEs chinoisES commençait à croire que la révolution était allée assez loin. Ces personnes, se drapant du communisme, souhaitaient en réalité un retour au capitalisme. Cette voie (le révisionnisme) mettait en grand danger les acquis de la révolution et la poursuite des changements nécessaires afin de parvenir à construire une société communiste, sans classes sociales et sans exploitation. C'est en 1966 que Mao, en appelant les masses à faire feu sur le quartier général, déclenchait cette véritable
révolution à l'intérieur de la révolution : la Grande révolution culturelle prolétarienne (GRCP).
Sur tout le territoire chinois, des gardes rouges furent formés afin de lutter contre les forces révisionnistes. Le choc entre communistes et révisionnistes a été brutal, violent! Et le Tibet n'a pas été épargné par ce mouvement révolutionnaire. Toutefois, contrairement à ce qui a souvent été dit, la GRCP n'a pas été imposée au Tibet de l'extérieur, par l'utilisation de gardes rouges chinoisES. Les TibétainEs étaient impliquéEs directement dans cette lutte. La majorité des gardes rouges combattant au Tibet étaient d'anciens serfs ou d'anciens esclaves tibétains. Les forces révisionnistes provenaient, pour leur part, des classes espérant reprendre le pouvoir et l'exploitation des serfs après la défaite de la GRCP.
À partir de 1969, de grands changements furent tentés afin de faire de nouveaux pas dans la construction du socialisme. Ainsi, après que les terres eurent été redistribuées aux paysans au début des années 60, les inégalités sociales ont commencé à réapparaître.
Les paysans plus riches prenaient le dessus sur les plus pauvres et pouvaient ensuite racheter leurs terres. En 1969, pour contrer ce phénomène, les révolutionnaires créèrent des communes populaires. Les méthodes collectives utilisées pour construire des routes servaient maintenant en agriculture. Les terres étaient alors possédées par plusieurs paysanNEs, de façon collective. Puisque chacun pouvait s'appuyer sur le travail du groupe, plusieurs nouvelles cultures furent tentées. Ceci permit de doubler la production de nourriture au Tibet.Mais le plus important, c'est que la GRCP œuvrait à détruire les vieilles superstitions religieuses dont se servaient les lamas pour maintenir leur pouvoir sur les masses.
Plusieurs supporters du féodalisme tibétain ont accusé les communistes d'avoir commis un véritable génocide culturel en détruisant les monastères. Dans les faits, la presque totalité de ces monastères ont été détruits par les TibétainEs eux-mêmes. On peut d'ailleurs comprendre la colère qui pouvait animer ces anciens serfs et esclaves quand ils pouvaient, pour la première fois de leur vie, contempler les richesses amassées par les moines grâce à l'exploitation des masses. Malgré cela, plusieurs objets ont été conservés pour que les générations futures puissent connaître cette période de l'histoire du Tibet.
Le Dalaï-lama est un véritable caméléon, prêt à dire n'importe quoi et son contraire afin d'atteindre son but : regagner le droit de diriger un pays exploitant les serfs et les esclaves. Ses nombreuses sorties l'ont d'ailleurs rendu très populaire en Occident.
En fait, depuis la victoire des révisionnistes, la lutte de classes n'a jamais cessé au Tibet. Les masses sont tout à fait conscientes que l'exploitation est de retour, mais maintenant, elles savent qu'elles ont la capacité et la puissance nécessaires pour reprendre le pouvoir un jour. Les exploiteurs tibétains, comme ceux du reste de la planète, sont assis sur une bombe. Leur victoire pourrait être de bien courte durée.
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LONDRES S'EST ATTAQUÉ HYUPOCRITMENT À L'HUMANISME ET AU BOUDDHISME EN Y INFILTRANT des ses pions de la CIA pour venir souiller ces bonnes idéologies. L'Angleterre a procédé autrefois de la même façon avex le Christianisme puis avec le Marxisme......
C'est seulement en 1959, quand il fuit en Inde la ville de Lhassa bombardée, que le jeune dalaï-lama dit «comprendre vraiment».